Historiques des cimetières

HISTORIQUE


Présentation

Les trois cimetières d'Hennebont : voyage dans le souvenir et le temps


La ville d'Hennebont possède aujourd'hui trois cimetières : le cimetière du Centre sur le Mont Bréard, celui de Saint-Caradec en rive droite et enfin celui de Saint-Gilles placé à l'écart du bourg.

Avant la fin du XVIIIe siècle, il est d’usage d’être enseveli dans l’église. D’abord réservé aux membres du clergé et aux seigneurs fondateurs, ce privilège s’étend aux familles de paroissiens bienfaiteurs de l’église. Ainsi en l’église de Saint-Caradec d’Hennebont de nombreuses dalles funéraires font office de pavage. On peut y lire les noms et dates des personnes inhumées. Parfois le dessin d’un calice rappelle la tombe d’un ecclésiastique. A Notre-Dame-de-Paradis, le sol a été souvent bouleversé et ne conserve que peu de dalles funéraires au sol. Deux ont été érigées de part et d’autre du grand portail Ouest. Les armoiries qu’elles portent permettent d’identifier les familles de Venier, seigneur de Bréhiguer en Merlevenez et celle de la famille Saint-Nudec. Les archives mentionnent également la mise en terre sous le porche de Jeanne Le Meur, victime de l’épidémie de 1699.

La place venant à manquer, on ensevelit les défunts autour des églises. Dans la perspective chrétienne qui habite les fidèles, ceux-ci espèrent être bénéficiaires des prières et cérémonies qui s'y déroulent et ainsi se garantir d'un Au-delà heureux. Autour de Notre-Dame-de-Paradis, l’actuel square conserve quelques dalles et monuments funéraires tout comme à Saint-Gilles. D’anciennes dalles sont parfois réutilisées dans les maçonneries.

Par déclaration royale en mars 1776, le roi Louis XVI interdit l'ensevelissement dans les lieux de cultes catholiques et demande que les cimetières soient installés à l'extérieur des villes. Le 23 prairial An XII (12 juin 1804), est promulgué par Napoléon le "décret sur les lieux servant de sépultures". Tout au long du XIXe siècle, se dessine l'image du cimetière que l'on se fait encore aujourd'hui. Les textes précisent que le cimetière doit se trouver entre 35 et 40 mètres des propriétés de particuliers, qu'il doit être installé en hauteur - ce qui est le cas pour le cimetière du Centre à Hennebont - et si possible orienté au Nord. Il doit être cerné d'un mur de clôture d'au moins 2 mètres de haut et qu'il faut y faire des plantations.

Si seul Saint-Caradec a conservé son cimetière à l'ombre de l'église, les autres sont transférés. Celui de Notre-Dame-de-Paradis est installé dans les années 1860 comme l'atteste le plan de 1865 conservé aux Archives municipales de la Ville. Celui de Saint-Gilles reste plus longtemps près de l'église puisque ce n'est qu'en 1886, suite à un don de terrain, qu'il est déplacé sur la route entre le bourg et Langroix.

Lieux de dévotion et d'hommages à ses défunts, les cimetières d'Hennebont permettent aussi un voyage dans l'Histoire de la ville avec ses personnalités comme les Trottier, le curieux "cimetières des Protestants" ou "des Irlandais" à Saint-Caradec ou encore ces soldats soviétiques ayant résisté à l'Occupant en 1944. On peut y voir aussi des exemples d'art et de sculpture funéraire qui ornent parfois une tombe plus modestes.

Alors allons-nous promener au cimetière. Ecouter ce que les morts ont à nous raconter.

Photo cimetière
Contact

Service funéraire

Adresse :

Place Maréchal Foch
56701 HENNEBONT
Tel : 02 97 85 98 05

Horaires :

Cimetière de Saint-Gilles
Ouvert en continu

Cimetière de Saint-Caradec
Ouvert en continu

Cimetière du Centre
Hiver : 8h30-18h00
Été : 7h45-19h00

Accès rapide